De la robe d’hôpital à la robe de bal, 10 femmes « Défil’ Cancer » avec la confiance en fer de lance

Mardi 24 mars 2026, les portes de l’ENSAIT de Roubaix se sont ouvertes pour la 18e édition du défilé de l’association Défil’Cancer. Sous les strass et les paillettes du thème Dancing Queen, une occasion de récolter des dons pour la Ligue contre le cancer et l’association lilloise Émeraude. L’idée ? Montrer que la confiance en soi dépasse la maladie et que la vie ne s’arrête pas à un diagnostic. 

Les lumières bleues et blanches éclairent le podium qui se dessine entre des allées de chaises où le public, impatient, attend le début du défilé. D’un coup, la musique résonne, les applaudissements l’accompagnent et les premières mannequins apparaissent. À première vue, le défilé semble classique, à une spécificité près, les modèles mises à l’honneur ce soir sont 9 femmes atteintes de cancer.

 

A Roubaix, le défilé se voulait coloré et folklorique

Retrouver la confiance

Derrière ce show se trouvent les 24 membres de l’association Défil’cancer. Créée en 2008 par des étudiants de l’IESEG, elle est maintenant une association à part entière. Au-delà de sensibiliser au cancer des 190 000 femmes touchées en France, l’ambiance festive du défilé cache une autre réalité. L’évènement a pour but de dénoncer la réalité de la maladie qui s’accompagne souvent d’un isolement médical et d’une perte de confiance en soi. 

Au-delà de la dénonciation, Défil’Cancer permet donc à ces femmes de changer le regard qu’elles ont sur elles-mêmes, puisque défiler, c’est aider à moins subir la maladie. « Cet événement montre qu’elles ont confiance en elles, qu’elles ont encore toute leur féminité et que ce n’est pas une maladie qui va leur faire arrêter de vivre des expériences », explique Elea, trésorière de l’association.

Le show Dancing Queen est le point final d’un an de collaboration entre Défil’Cancer et 10 femmes accompagnées par l’association lilloise Émeraude, qui propose des activités, principalement à des femmes touchées par tous types de cancer. Ce partenariat donne lieu à des ateliers comme du puppy yoga, sans oublier le dernier de la liste et pas des moindres : l’atelier défilé, afin d’en apprendre l’art et la manière.  « Émeraude est très implantée dans la MEL, elle accompagne vraiment les femmes même avant la sortie de l’hôpital. Ces activités les font sortir de la maladie. Elles sont en interaction avec des gens qui comprennent ce qu’elles vivent », raconte l’étudiante.

 

Le public est venu en nombre pour assister au défilé

Se comprendre dans l’épreuve

Toute cette organisation permet au petit groupe de femmes, soudé par les activités de l’année, de se soutenir dans la maladie. Cette démarche est un moyen de se sentir écoutées et comprises par des personnes qui vivent les mêmes épreuves. Puisqu’être accompagnée est aussi un moyen d’accepter sa maladie et d’en faire une force. 

« Ça permet de participer à des choses positives et qu’on ne ferait jamais si on n’était pas malade. Je ne dis pas que c’est une chance mais on essaye de prendre le bon côté des choses ! ». raconte Caroline dans sa robe pailletée. Traitée pour des cancers depuis plus de 15 ans, la mannequin d’un soir n’en est pas à son premier défilé. 

Car si l’on parle de plus en plus de la cause du cancer et de son accompagnement médical, il y a tout de même une grande zone d’ombre sur l’accompagnement des personnes après les traitements. « Ce sont des moments parfois très difficiles à vivre, on se retrouve un peu tout seul. On va tous les jours faire une radiothérapie et d’un coup hop ! C’est fini, et on ne voit plus de médecin. » 

L’idée est donc de prendre en compte l’humain dans un système qui déshumanise parfois et montrer que derrière une patiente, se cache toujours une femme pleine de vie et d’envies.

 Zoé Lombaert

ZOOM : une bonne alimentation, un allié gourmand contre le cancer

Manger des brocolis pour rester en bonne santé ? L’idée ne fait pas toujours rêver… et pourtant, notre alimentation joue un rôle clé dans la prévention du cancer. Sans transformer votre assiette en potion magique, certains choix alimentaires peuvent réellement faire la différence.

Les fruits et légumes, par exemple, sont de véritables héros du quotidien : riches en fibres, vitamines et antioxydants, ils aident à protéger nos cellules. Oui, même les épinards que vous laissiez sur le bord de votre assiette à la cantine. À l’inverse, une alimentation trop riche en produits industriels, en sucres ou en viandes augmente le risque de certains cancers, comme celui du côlon.

Mais bonne nouvelle : manger sain ne signifie pas dire adieu au plaisir. Un régime à la méditerranéenne avec ses poissons, ses légumes colorés et un filet d’huile d’olive prouve qu’on peut prendre soin de soi sans renoncer au goût ! En revanche, enchaîner fast-food et sodas tous les jours… Disons que votre corps risque de ne pas vous remercier.

Mais attention, pas de remède miracle… Comme le rappelle l’Organisation Mondiale de la Santé, c’est l’ensemble du mode de vie qui compte : bouger, limiter l’alcool et éviter le tabac restent des réflexes essentiels.

En résumé manger équilibré, c’est un peu comme investir pour sa santé : ce n’est pas toujours fun sur le moment, mais ça peut rapporter gros.  

Louis Dalifard

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